L'ordre des mots dans la phrase est différent du français

En premier lieu on va (si nécessaire) parler du temps

On a vu que le l'action pouvait se signer sur une "la ligne de temps" virtuelle, par rapport au signeur. Ceci n'est utilisé QUE s'il y a nécessité de préciser le temps de l'action (passé, présent, à venir). En effet, deux autres moyens sont a notre disposition

  • des signes spéciaux, a signer après le verbe, qui précisent son temps - nous y reviendrons
  • la présence du complément de temps en début de phrase, qui est l'objet de cet article

 

En français c'est pareil, on précise souvent la situation temporelle en début de phrase :

  • AUTREFOIS, on respectait les vieux
  • AUJOURD'HUI je ne travaille pas
  • L’ANNÉE DERNIÈRE, je suis allé en Corse
  • DEMAIN, je déjeunerai avec Alain
  • DANS UN MOIS, j'ai rendez vous à l’hôpital
  • DANS UN SIÈCLE l'homme ira sur Mars

 

En LSF, chaque fois que c'est possible, on utilise cette structure, mais la conséquence, pour le verbe qui suit dans la phrase, est toujours de le mettre au présent. Les actions "respecter", "déjeuner", "avoir rendez vous", "aller" seront signées au présent (c'est à dire, sans signe de conjugaison, ni position particulière sur la ligne de temps) du fait que l’ambiguïté est levée par le complément de temps

Ce n'est pas si étrange : notons que c'était le cas en français pour la phrase DANS UN MOIS, j'ai rendez vous à l’hôpital

Après le temps, vient le lieu. En effet, la LSF est une langue visuelle et il est important de positionner au plus vite la scène à laquelle la phrase s'applique. En français "le chat grimpe dans un arbre" oblige l'interlocuteur a attendre le dernier mot pour visualiser la scène. En LSF il faudra D'ABORD parler d'un arbre, puis du chat qui grimpe dedans. Si vous avez bien lu la leçon sur la ligne de temps, "je suis allé au cinéma, hier" deviendra : "hier + cinema + aller" (aller au présent, sans JE car par convention, c'est le signeur qui parle par défaut)

 

Proposé par Shimrod